Léa Soumali développe une pratique artistique à la lisière du corps et du paysage, où l’abstraction devient un espace d’incarnation et de transformation.

À travers la peinture et la sculpture, elle élabore des formes sensibles, organiques et symboliques, guidées par la matière, la couleur et le rythme. Ses compositions, souvent structurées par des symétries, des courbes et des arabesques, dessinent des espaces en tension, traversés par des dynamiques d’équilibre, de débordement et de métamorphose.

Ancrée dans une expérience intime du corps, son œuvre engage le désir, la sensualité et la sexualité comme des forces vitales et politiques. Elle interroge les représentations et les normes qui façonnent les corps, en réaffirmant leur puissance, leur autonomie et leur capacité à produire du sens. Le corps devient alors territoire : un espace vécu, traversé de mémoire, d’affects et d’énergies, où se rejouent des rapports de tension entre contrainte et émancipation.

À la frontière de la figuration et de l’abstraction, du visible et du ressenti, elle construit un langage visuel singulier, où les formes ne décrivent pas mais évoquent, ouvrant des espaces de projection.

Sa pratique s’inscrit dans une filiation sensible avec des artistes telles que Sophie Taeuber-Arp, Valentine Schlegel, Hilma af Klint et Agnes Pelton, qu’elle prolonge dans un dialogue avec des pratiques plus explicitement incarnées et radicales, comme celles de Eva Hesse et Louise Bourgeois, autour du corps, de la mémoire et de la matière.

 

Léa Soumali develops an artistic practice at the threshold between body and landscape, where abstraction becomes a space of embodiment and transformation.

Through painting and sculpture, she creates sensitive, organic, and symbolic forms, guided by material, color, and rhythm. Her compositions, often structured by symmetries, curves, and arabesque lines, delineate spaces in tension, traversed by dynamics of balance, overflow, and metamorphosis.

Rooted in an intimate experience of the body, her work engages desire, sensuality, and sexuality as vital and political forces. She questions the representations and norms that shape bodies, reaffirming their power, autonomy, and capacity to produce meaning. The body thus becomes a territory: a lived space, permeated by memory, affects, and energies, where tensions between constraint and emancipation are continuously renegotiated.

At the intersection of figuration and abstraction, of the visible and the felt, she constructs a singular visual language in which forms do not describe but evoke, opening up spaces for projection.

Her practice can be situated within a sensitive lineage of artists such as Sophie Taeuber-Arp, Valentine Schlegel, Hilma af Klint, and Agnes Pelton, which she extends through a dialogue with more explicitly embodied and radical practices, such as those of Eva Hesse and Louise Bourgeois, centered on the body, memory, and materiality.


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Léa Soumali — Paris, FRANCE